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Pierre GUILMARD A la Une


De la " La java des Gaspards " à " Liberté " !
Pour ce printemps, vous lancez " Liberté " votre nouvelle série, pouvez-vous nous la présenter?
Pierre GUILMARD : " Liberté " est une série policière, basée sur fond historique des années 30, dans l'ambiance close d'un grand transatlantique de luxe. A cette époque, traverser l'Atlantique dans un paquebot était une vraie parenthèse de vie entre les deux mondes... Le vieux monde, tremblant sous d'inquiétants bruits de bottes et le nouveau, secoué par l'effondrement de l'affairisme économique... Une époque qui allait droit à la catastrophe dans une demi inconscience généralisée.


Comment est né ce projet ?
En rêvant dans les ports... C'est banal, mais je crois que j'aurai aimé m'embarquer pour Valparaiso ou Zanzibar, accompagné d'une malle cabine en osier, coiffé d'un panama, une bouteille de whisky en poche... Être une sorte de Pierre Loti ou Henry de Monfreid (un ami de mon grand-père !)... Mais hélas, je n'ai réussi qu'à être un rêveur d'aventures sur papier...

Avec " Liberté ", on s'éloigne des " Farfelingues " et de " La java des Gaspards ", vous souhaitiez changer de genre ?
Effectivement, je m'en éloigne ! Bien que déjà, entre " La java des Gaspards " et les " Farfelingues " il n'y a guère de points communs... Dire que je cherche à changer de genre serait excessif, disons que j'adapte mon propos aux sujets que j'aborde... Il est bien évident que je ne peux faire s'exprimer " Philou ", le jeune groom du " Liberté ", comme " Omer Lagueulante " de " La java des Gaspards "... Il y aurait là peu de cohérence avec le contexte de la série. Mais j'avoue, si l'opportunité se présentait, je manierais de nouveau avec plaisir la gouaille de Montmartre ponctuée de féroces coups de surins sur les pavés glauques du Paname 1900. (Mais hélas, l'auteur fait rarement ce qu'il souhaite !)

Vous aimez mélanger humour et suspens, c'est votre cheval de bataille ?
Je n'ai pas de cheval de bataille !... (Je n'aime pas les batailles). Je me contente seulement d'appliquer un regard de dérision sur les univers que je créés. Mes personnages sont quasiment tous des marginaux se débattant dans des situations qui les dépassent et lorsqu'ils ne maîtrisent véritablement plus leur destin, cela tourne très logiquement au drame, avec beaucoup d'ironie bien évidemment.

Que gardez-vous de votre collaboration avec Charlier et Goscinny qui ont lancé votre carrière ?
Outre de la nostalgie, les conseils que ceux-ci m'ont généreusement donnés. Lorsque j'adressais à la rédaction du journal Pilote mes premières tentatives de Bd, tant J.M CHARLIER que René GOSCINNY se donnaient la peine de répondre, parfois par de longues lettres explicatives pour corriger mon travail. Durant deux bonnes années, je les ai abreuvé de planches maladroites... Chaque envoi était couronné d'une réponse !... Aujourd'hui, je reste confondu par leur bonne volonté et la passion qui les animaient. Surtout, lorsque je repense à la multitude d'activités qu'ils assumaient, cela mérite d'être rappelé !

Vous êtes à la fois dessinateur et scénariste, ce n'est pas trop dur de travailler seul ?
Non, c'est plutôt pratique !... La proximité scénariste - dessinateur fait gagner du temps et puis, ça limite l'intensité des désaccords!...

Comment vous y prenez-vous pour dessiner une planche ? Avez-vous une technique particulière ?
Heu... Ben... Je crois de façon très conventionnelle... Avec du papier et des crayons... Voire une gomme !... Ah, tout de même, j'encre au stylo bille. Technique que j'ai dû adopter étant à une époque parti m'installer dans la Normandie profonde... Là-bas, impossible de trouver des pinceaux en poils de martre (peut-être en poils de vache ?). Ceci dit, l'ordinateur commence à faire son apparition... Je scanne moi-même toutes mes planches pour effectuer la mise en couleur... C'est une découverte quasi ludique qui semble être pleine de possibilités nouvelles... J'apprends tous les jours, ce qui est passionnant !

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui débute ?
Question bien embarrassante !... Donner conseil à un jeune débutant... Aïe !!... Aujourd'hui l'aventure est bien difficile, il n'y a quasiment plus le support formidable qu'était la presse, permettant à un débutant de se former et d'évoluer à son rythme... Disons que j'aurais tout d'abord envie de lui demander si la Bd est véritablement pour lui une passion, car, si réussir à publier un premier album est une possibilité relativement aisée, réussir à longue échéance dans ce métier devient très proche de l'illusoire... En tous cas, ne pas le faire pour de l'argent, les chances sont à peu près semblables qu'au jeu du loto !... Je dirais pour conclure mon pessimisme : Prudence, " passe ton bac d'abord !... "

Vous faites de la Bd depuis 1966, quel regard portez-vous sur l'évolution de ce secteur aujourd'hui ?
Je rectifie, depuis 1963, date où j'ai publié dans Pilote, sur le premier scénario de Jacques LOB, ma première BD, histoire complète en 5 planches (voir mon site : www.pierreguilmard.com). Je dirais qu'aujourd'hui la Bd est passée du stade gentiment artisanal à la sauvagerie industrielle. Il est évident que dans ce domaine il y a embouteillage dû à la surproduction d'albums, mais je pense surtout que le problème se pose sur la technique commerciale... Seules les séries bien en place trouvent grâce sur les présentoirs des grandes surfaces (qui font aujourd'hui le gros des ventes Bd). Restent aux séries débutantes ou atypiques les librairies spécialisées... Les malheureux, n'ont ni la place ni le temps pour défendre les nouveautés qui sont, hélas, retournées très vite aux éditeurs... De plus, médiatiquement les quelques projecteurs qui daignent parler de la Bd se cantonnent toujours autour des mêmes auteurs. C'est sans doute dû à une méconnaissance ou à un manque de curiosité de leur part, mais ça laisse dans l'ombre bon nombre de choses dignes d'intérêt... Cependant, depuis quelque temps un espoir prometteur pointe son nez, " Internet "... Pour l'instant ça frémit, de nombreuses idées sont dans l'air, je suis personnellement régulièrement contacté par des projets plus ou moins sérieux... Mais cela va mûrir et je suis convaincu que l'avenir est en partie de ce côté !...

Quels sont vos projets futurs ?
Dans l'immédiat, réaliser un album de gags aux éditions Bamboo, entreprendre le tome 2 de " Liberté "… Et puis, bien d'autres projets qui sommeillent dans mes cartons, qui vont d'une série SF burlesque au tome 5 de " La java des Gaspards "… Mais ceci, si le temps le permet !...

Pierre GUILMARD

Propos recueillis par Benjamin Riot

http://bdzap.com/gen.php3/section/Articles/47020,0,1,0,0.html

     

     

FARFELINGUES (LES)
TOME 1 - LA BALADE DU PEPERE

VENTS D'OUEST
Mai 2001

Dessinateur Pierre GUILMARD
Scénariste Régis LOISEL


C'est l'histoire d'un petit cirque qui sillionne les petites routes à la recherche de petits raccourcis, pour faire de petites économies, et s'arrêter dans une petite bourgade... et y semer une grosse pagaille. Demoiselle Violette, la dresseuse d'un cheval provenant des steppes sauvages d'Asie Centrale, s'enfuie du cirque avec Vulcain le lion... les mesaventures des villageois ne font que commencer.
AUB


Finesse, gentillesse, roquambolesque, personnages typiques et attachant, une bonne pointe d'humour pour couronner le tout font de cette BD un incontournable du genre. Cette nouvelle BD dirigée par la plume de Loisel est fort bien réussie et nous prouve ses qualités et capacités de scénariste. Quant au dessinateur il s'accorde tout à fait dans ces trait d'illustration avec le ton de la BD. Bravo, bravo.... un bon petit moment de détente.
AUB

© GUILMARD/LOISEL/VENTS D'OUEST
isbn : 2869679513

http://www.sceneario.com/bd_102_farfelingues_(les)_tome_1.html#


Série : Les farfelingues - T. 1
Edition : Vents d'Ouest

Auteurs : Pierre Guilmard , Régis Loisel


Par : Niko

Date : 18/06/2001


Frais et distrayant, "Les Farfelingues" est un conte fourni de personnages hauts en couleurs, légèrement caricaturaux, qui évoluent dans le milieu du cirque (itinérant). Ne cherchez pas une histoire mais plutôt une galerie de portraits, une lecture distrayante et rafraichissante...

http://www.bdparadisio.com/scripts/ViewCritics.cfm?Id=2448


La Java des Gaspards T. 1
L' Egorgeoir

La butte rouge… sang
Quand ses manœuvres frauduleuses sont mises à jour par son associé Vonderfield, Vanderbuch n'a plus qu'une solution pour préserver son train de vie et ses frasques : se débarrasser du gêneur. Pour mener la tache à bien, il choisit un surineur expérimenté, Omer Laguelante, en lui demandant de bien maquiller son crime. Le surineur en question, forain de son état et mari de la femme à barbe, choisit comme bouc émissaire et future proie de la police une victime au profil idéal : un maquereau de la butte Montmartre.

Régis Loisel - auteur de Peter Pan et dessinateur de La Quête de l'oiseau du temps - est un grand fan de Pierre Guilmard. Aussi son fils et lui ont-ils décidé de ressortir son œuvre majeure, la Java des Gaspards dans leur nouvelle maison d'éditions Granit Associés. Et bien leur en prend ! Car autant Farfelingues, la dernière œuvre dudit Guilmard parue chez Vents d'Ouest est de peu d'intérêt, autant cette java est entraînante… Pour ceux qui lisaient Fripounet et Formule 1 dans leur enfance, Pierre Guilmard, c'est le dessinateur qui y réalisait à l'époque Caligul et Sidonie pour les plus petits et Jane Holmes pour les bientôt grands.
La Java des gaspards sert en fait de prétexte à nous décrire un Paris hors d'âge avec une butte Montmartre encore préservée des touristes, un petit peuple non encore refoulé en banlieue, des policiers déjà bien obtus et des dames de joie travaillant dans la sérénité sous le regard bienveillant de leur mac. Le langage de tout ce beau monde fleure bon l'argot, mais un argot qui se lit avec délectation et sans peine. On est dans une comédie populaire un brin facile et potache mais haute en couleur par ses dessins et ses dialogues, une comédie pleine de verve et qui se tient parfaitement de bout en bout. Un moment de lecture un brin suranné mais rafraîchissant.
Pour contacter Granit associés

Vincent
25 Juillet 2001 BD SELECTION


http://www.bdselection.com/php/chroniquebd-1218_La_Java_des_Gaspards.html

     

     

LA BALADE DE PEPERE

Loisel ne manque pas d'imagination, Guilmard ne manque pas de gouaille. Le premier l'a prouvé en revisitant l'oeuvre de James Mathew Barrie dans son sublime Peter Pan, le second a démontré son talent de dialoguiste dans la Java des Gaspards.
Alors quand ces deux là s'associent, on peut réellement croire à la complicité qu'ils mettent en exergue de ces Farfelingues.
Tout est dans le titre. Ce cirque de campagne, déglingué, au bout du rouleau à force d'avoir rouler ses roulottes sur toutes les routes imaginables est peuplé de personnages complètement... farfelingues. Mi-farfelus, mi-foldingues.
Neness, le chauffeur mécano raleur, Monsieur Pazini, le directeur plus économe qu'un écossais avare, Bingo clown, très attaché à la vertu de sa s?ur Violette, écuyère de son état et plus légère de la fesse que de la tête, Anton Dzerjinsk, motard de la mort et poète et Prince Moldo, dompteur africain un peu acariâtre au réveil et Pépère, le lion... Tout ce petit monde se retrouve en rade à Bourg-du-Mou.
Voilà pour le décor et les personnages habilement croqués par la plume acérée et nerveuse de Guilmard. Mais si la galerie de portraits n'est déjà pas triste en soi, les dialogues le sont moins encore. Guilmard et Loisel ont visiblement pris un malin plaisir à ciseler chacune des répliques. De là où il est Frédéric Dard doit leur tirer un grand coup de chapeau.
C'est désopilant, cela rebondit à toutes les pages et on en sort franchement essoufflé !

Lo © EncycloBD - vendredi 7 septembre 2001



FARFELINGUES (LES)
TOME 2 - LA TROMPE A NEUNEU

VENTS D'OUEST
Aout 2002

Dessinateur Pierre GUILMARD

Scénariste Pierre GUILMARD
Coloriste Pierre GUILMARD


Lorsqu'il n'y a que 6 spectateurs un jour et 4 le lendemain dans un cirque, c'est qu'il est grand temps de s'inquiéter de l'avenir de celui-ci. Les acteurs du grand cirque international Pazani n'ont pas dit leur dernier mot... les voici partis pour le pire et le meilleur à la recherche d'un éléphant pour tenter de redonner un peu de piment à leur spectacle.
AUB


Puffff.... je ne sais quoi dire. Moi j'adore. L'histoire est très marrante, les péripéties captivantes, les personnages surprenants et attendrissants... sans oublier les textes qui sont d'un style inattendu et tellement prenant que je repars lire cette BD.
AUB


(24 Septembre 2002)
© Gulimard/Loisel/Vents d'Ouest
isbn : 2749300215

http://www.sceneario.com/bd_320_farfelingues_(les)_tome_2.html#


La Java des Gaspards

TOME 1 - L'EGORGEOIR


Début du 20° siècle. Un honorable banquier, monsieur Vonderfield, s'aperçoit que son associé, un homme grivois, Victor Vanderbuch, le vole. A quelques pas de là, Omer Lagueulante, responsable d'une attraction foraine, présente ses phénomènes: la femme à barbe, les soeurs siamoises... Victor fait la rencontre de Omer dans un rade et lui propose une coquette somme d'argent s'il arrive à assassiner son associé Vanderfield. L'affaire est dans le sac et le complot est monté...
AUB


Nous connaissons Guilmard suite à son travail avec Loisel sur les Farfelingues. Son talent de narrateur est indéniable. Il joue avec le vocabulaire du début du 20° siècle et s'amuse comme un fou pour nous faire découvrir cette histoire rocambolesque. A n'en pas douter cette réédition va faire du bruit, et méritera tout à fait le succès qu'elle doit avoir.
AUB
Ici, on est loin du tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. L'ambiance du Paris début du siècle est bien rendue, tant par les répliques en argot que par le dessin, non sans rappeler les pieds nickelés. On a droit à une galerie de personnages tous plus affreux les uns que les autres. Bref, un bon moment.

Gdseb
(11 Septembre 2002)


© GUILMARD/GUILMARD/GRANIT ASSOCIES
isbn : 2749300479

http://www.sceneario.com/bd_132_java_des_gaspards_(la)_tome_1.html#

     

27/06/2005
http://www.cerclenoir.com/bd14.htm

Liberté
(Tome 1)
Le septième tueur
Pierre Guilmard (dessin & scénario)
Glénat

Liberté (Tome 1) Le septième tueur
Nous sommes à New York un jour de novembre 1929. Le crack boursier a eu lieu et on ne compte plus les faillites et les suicides qu'il a provoqués. Le " Liberté " doit tout de même appareiller direction Le Havre. Mais avant ce départ, la veille exactement, six hommes se sont réunis dans un hôtel de la ville pour décider de leur avenir. Eux aussi sont à bord du transatlantique qui se prépare à lever l'ancre pour la France. Isadora Lamour, la star du muet aussi, tout comme, dans un autre style, la grande Sarah Pickford du New Theather de Jacksonville. Le commandant Lekervelec a bien failli créer un incident diplomatique, il n'avait pas reconnu cette dernière.
Le voyage peut débuter. Philou, l'un des grooms est à sa place. Son ami, serveur de son état, aussi. Après avoir pris contact avec la dure réalité de leur métier, une claque sonnante pour le premier et l'absence de pourboire pour le second, les deux amis entendent un coup de revolver. Le bruit provient de leur secteur. Sur les lieux, ils ne peuvent que constater l'affolement d'un homme qui déclare avoir échappé à un assassinat. Par chance, la balle est passée juste au dessus de sa tête, lorsqu'il sortait de sa cabine. Il est l'une des six personnes qui s'étaient retrouvées la veille dans un hôtel de la 2e Avenue.
La traversée commence plutôt mal. Surtout qu'en plein dîner, un premier meurtre va avoir lieu dans la salle des machines. Le commandant prévenu par le commissaire de bord constatera ce délit, avec sang à l'appui mais sans corps, puisque celui-ci a disparu. Seuls une chaussure et un message écrit se trouvent sur le lieu du crime.
Je préfère en rester là dans l'intérêt du suspens que l'on doit ménager.
Ces traversées étaient le plus souvent prétextes à l'amusement, à la détente, aux affaires et voire à certaines arnaques, mais en cette année 1929, cette dernière connaîtra des solutions finales.
Le scénario tient la route, ou si vous le préférez, la mer. Le style du dessin, le découpage des planches et les couleurs est un énorme clin d'œil, modernisé, à la BD belge. Moi j'aime !
Ceb

http://www.cerclenoir.com/bd14.htm



LIBERTE
TOME 1 - LE SEPTIEME TUEUR

GLENAT
Mai 2005
/Policier Dessinateur Pierre GUILMARD
Scénariste Pierre GUILMARD
Coloriste LOUISA


Dans un superbe paquebot dénomé Liberté, les hommes et femmes les plus riches du monde voyage entre les continents.
Lors d'un voyage entre le Havre / New-York, un premier meutre à lieu puis un second... Alors que les passagers se dévoilent les uns après les autres, les soupçons peuvent se porter sur un peu tout le monde, mais à la fois sur personne. La situation est plutôt tendu dans le bateau, d'autant plus que les passagers vivent une crise économique sans précédent, la bourse de Walt Street a subbit un krach quelques jours avant le départ.
Un steward et un groom enquêtent à leur manière...
AUB


Nous retrouvons Guilmard dans une nouvelle série bien sympathique. Son trait de dessin si particulier et sa narration font de cette BD une bonne détente. Comme dans les précédents ouvrages de cet auteur, c'est l'humour qui prime, et même si cette fois-ci le sujet prête tout de même moins à s'amuser, il n'en reste pas moins assez drôle, car les situations et les personnages le sont.
J'ai particulièrement apprécié l'aspect historique de cette aventure, avec le Krash de la bourse de Walt Street le 24 octobre 1929, et la manière dont elle est traitée par les situations financières des personnages.
En tout cas si vous voulez passer un petit moment de détente, alors n'hésitez pas cette BD vous apportera au moins ça, et même certainement plus...
AUB
(29 Mai 2005)
© Guilmard/Glénat
isbn : 2723447219

http://www.sceneario.com/bd_4054_liberte_tome_1.html#


La java des Gaspards , tome 1
L'égorgeoir

Ouvrage ajouté par Chalybs Le 18/08/2006



La banque vonderfield et Vanderbuch…une des plus prospères officines bancaire de ce début de siècle.
Jusqu'à ce que Ernest Beluchon, le chef de la comptabilité découvre que M. Vanderbuch a détourné à son profit plus de deux millions de francs et ne prévienne M. Vonderfield.

M. Vonderfield demande alors à son associé de rembourser sous huit jours les sommes volées.
Mais M.Vanderbuch est un homme à femme qui aime vivre et profiter des largesses que lui procure la gente féminine, qui investit dans les chevaux et joue énormément…Tout cela demande de l'argent qu'il n'a déjà plus.

C'est alors que M. Vanderbuch croise le chemin de L'Omer " lagueulante ", patron d'une attraction de foire. Son business ? Les phénomènes, les monstres…humains. Entre la femme à barbe, le nain tendance nabot, les sœurs siamoises…le travail paie difficilement.

Alors quand M. Vanderbuch lui propose 20000 Francs pour faire disparaître M. Vonderfield, la morale passe vite au second plan. Mais il lui faut trouver un faux coupable afin de brouiller les traces. Ce sera L'Mimile, pas tout à fait maquereau, juste Merlan, qui fait travailler quelques filles dans les quartiers populaires. Reste plus qu'à fignoler le plan…

Chalybs, le 18/08/2006

Dépôt légal de 1990…Alors que certaines BDs sortaient déjà en utilisant l'ordinateur, on trouve ici un vrai travail de dessinateur tendance caricatural. Les couleurs sont bien choisies.
Pas grand-chose à dire de ce coté.

Coté scénario en revanche, on ne sait pas par quel bout commencer ! La trame de base n'est pas d'une folle originalité. En revanche, les lieux, les personnages, l'imbrication des différentes pièces crée une atmosphère vraiment unique ! D'autant plus que le langage des pauvres gens est un argot inventé à moitié par l'auteur, mais d'une justesse et d'une cocasserie pertinente.

Comme l'indiquaient les critiques de l'époque, " cette œuvre est un abcès qui coule, béant " ou encore " Dans ce récit plein d'humanité, Pierre Guilmard nous fait sentir plus que quiconque l'odeur fétide du ventre de Paris ".

Alors, c'est vrai que ça parait vrai, c'est vrai que l'on est prêt du peuple. Mais pourquoi tout tourne t il autour du sexe ? M. Vanderbuch passe 90 % de son temps à jouer avec sa secrétaire, Omer, passe son temps entre sa femme à Barbe et les sœurs siamoises et autre si affinité et si y'a pas affinité c'est pas grave on fait quand même, pourquoi prendre un Merlan avec des femmes ayant toujours une poitrine trop forte pour rester dans le corset et dont un téton se trouve toujours à l'air, et surtout pourquoi nous montrer toutes ces scènes qui pourraient n'être que suggérée ? En même temps, le ton léger de l'album, la ton décalé et caricatural continue, fait plutôt bien passer la pilule. Certes, cela reste un ovni de la BD à ne pas mettre dans des mains mineures, mais j'ai fini par l'accepter dans la lecture. Globalement, il y a même tellement de sexe, (y'a pas deux pages d'affilé sans une scène de ce type) que cela devient naturel.

Les personnages atypiques, décalés sont aussi là pour décontracter l'ambiance. Entre les boursiers corrompus, le comptable véreux et minable, le patron de foire grande gueule, le Merlan gentil et Rose, sa prostituée naïve et fière de son travail qui le fait toujours avec grande attention, le flic dégoûté par ses supérieurs, le juge qui se moque de trouver " le " coupable tant que l'on a " un " coupable qui permettra de rassurer les riches citoyens…Tout le monde en prend pour son grade et passe à la moulinette de l'auteur.

Un monde cruel mais criant de vérité. Ca déborde " ça dégueule " de tous les coté, une foule d'acteur apparaissent tout au long de l'album, les caractères se montrent, se forment et se déforment.

Une BD à découvrir, et chacun je suis sûr aura sa propre opinion sur cette œuvre franchement spéciale dans ce monde de la BD.

COIN BD.COM

http://www.coinbd.com/bd/serie/avis-de-membre/1725/2765/la-java-des-gaspards.html


La java des Gaspards, tome 2
La Rose Noire


Ouvrage ajouté par Chalybs Le 18/08/2006

Résumé de l'album : Et voilà, Omer a réussi son coup. M. Vonderfield est passé dans l'autre monde, L'Mimile est arrêté avec une preuve accablante et il a touché son blé…

Qu'est ce qui pourrait se passer maintenant ? Peut être que les gamins, les autres gaspards l'ont vu ? Peut être qu'il vont aller le dire à la Rose que c'est pas L'Mimile qui a tué, peut être que la Rose va aller à la police afin de dire la vérité avec des témoins en plus ! Peut être que la jalousie va tout gacher…Peut être pas aussi.

Mais L'Omer Lagueulante maintenant ne veut plus partager son pognon avec le nabot. Il veut investir afin de développer son commerce et il a déjà sa petite idée : Miss La Sifflette, une naine pétomane qui maîtrise son art.


Chalybs, le 18/08/2006

Chronique de l'album : Un deuxième tome dans la parfaite continuité du premier. Le dessin est équivalent, l'esprit identique.

La vie reprend normalement pour Omer Lagueulante, enfin presque.
Bientôt le Mimile sera libéré car des témoins savent qui a réellement tué le banquier, enfin presque.

Le flic blasé par son job ne prendra pas en considération les nouveaux éléments, enfin presque.

L'arrivée de la Sifflette dans la troupe ne changera en rien les comportements sexuels débridés des dizaines de personnages de la BD, enfin presque.

Une suite parfaitement logique avec toujours ce langage argotique si véridiquement cru et outrageusement populaire. Toujours cette manière de tout caricaturer, toujours cette débauche de sexe qui a force d'être présente passe presque inaperçue ou tout du moins naturelle.

Une BD presque faite de bric et de broc, mais tout cela mis bout à bout construit un édifice étrangement stable mais néanmoins perturbant.

COIN BD.COM

http://www.coinbd.com/bd/serie/avis-de-membre/1725/2765/la-java-des-gaspards.html



La java des Gaspards , tome 3
Le crépusculoir

Ouvrage ajouté par Chalybs Le 21/08/2006



Ah ! L'Omer n'a pas sa verve et sa verge depuis que le cogne l'a piqué ses biftons…L'est devenu rien qu'd'la viande froide l'Omer.

Alors l'Irina elle a une idée, ils vont retourner causer au bourge et lui faire recracher un paqueton d'oseille ! Ca c'est de l'idée qui réveille l'Omer !

Pendant ce temps, M. Beluchon le comptable utilise son argent afin de séduire Mademoiselle Louise, la secrétaire de son patron. Mais M. Vanderbuch le banquier ne se laisse pas faire et fait un nouveau pacte avec L'Omer et Gus. Il leur livre l'adresse de Beluchon chez qui ils ont le droit de récupérer l'argent et de provoquer un accident fortuit qui ferait disparaître le comptable…

Et la Rose se laisse aller aussi…Jusqu'à ce que la Roxane lui remonte le moral et lui bourre le bourrichon avec des idées de vengeance. Elle décide d'aller voir l'inspecteur afin de connaître le fin mot de l'histoire.



Chalybs, le 21/08/2006

L'histoire toujours plus déjantée se poursuit. Des personnages de plus en plus vivants, de plus en plus sensibles, de plus en plus meurtris au plus profond d'eux même. Des destins dans les quartiers pauvres qui se croisent dans une folie meurtrière ! La Rose fait ce qu'il faut pour avoir ses informations en se remettant au turbinche tant que son plissé tient le rythme…

Et le commissaire qui reprend du service avec de nouveaux meurtres, de nouveaux crimes qu'il n'est pas difficile de relier entre eux.
Toujours plus de sexe, toujours plus de sang, toujours plus de folie, toujours plus de tout pour un album détonant. L'histoire est complètement folle.

Les dialogues par leur argot plus vrai que nature ne sont pas un simple support de l'histoire, c'est l'histoire, la devance presque et l'histoire suit.
Guilmard en tout cas est un vrai dialoguiste et certaines phrases, certaines répliques pourraient aisément devenir culte auprès du lectorat. De la grande lecture.

4ème de couv
Le crépusculoir est le portrait caricatural d'un monde fait de marginaux simples et frustres. Des êtres écorchés à vive qui se débatte pour survivre dans un monde à la misère crue ne leur laissant que la violence pour tracer le sillon douloureux de leur destinée

COIN BD.COM

http://www.coinbd.com/bd/serie/avis-de-membre/1725/2765/la-java-des-gaspards.html


La java des Gaspards , tome 4
L'équarrissoir

Ouvrage ajouté par Chalybs Le 21/08/2006


L'omer Lagueulante il encaisse mal il le hait le Gus. Alors il noie son chagrin dans le blanc-Cass, et il lui faut que les jumelles lui fassent de l'apaisement. Mais ce n'est pas du gout d'Irina. Et ce n'est pas du goût de L'omer lorsque le Gus se pointe et lui apprend que la giclure qui l'a rencardé aux cognes n'est autre que l'Irina…

Mais l'Irina ne se laisse pas faire et pendant qu'elle prépare sa vengeance sur les jumelles, la Rose s'approche du banquier et peaufine aussi sa vengeance. Et le commissaire ? Il tient dans ses mains le moyen de ce faire 500000 Francs de benef supplémentaire grace au testament dénonciateur du comptable !

Et Louise ? Elle va bientôt profiter de la situation pour elle aussi pouvoir arrêter de travailler…


Chalybs, le 21/08/2006

Un quatrième et dernier tome tout aussi déjanté que les premiers. Ce qui est bien dans cette série, c'est que vraiment aucun tome n'est de trop, aucun tome n'est inférieur aux autres, il y a une constance dans l'histoire dans les rebondissements, dans la folie meurtrière des uns qui provoque la vengeance des autres…

Plus que jamais les dialogues argotiques tirent le scénario de l'avant et les répliques piquantes et brillantes montrent à quel point Guilmard a soigné ces dialogues au point de friser le cultissime à de nombreuses reprises.

Jusqu'au bout l'auteur nous livre un scénario tarabiscoté, truculent, cynique, comique, noir, triste, joyeux, vrai, faux, Rien n'est sûr, rien n'est acquis…tout n'est que combat sans fin.
Une histoire rebondissement, jusqu'à la dernière case de la dernière planche.

Coté dessin, pour refaire un point, tout comme l'histoire ils sont caricaturaux, déjantés, mettant en valeur les qualités et les défauts des autres. Parfait dans ce contexte ils amplifient outrageusement la folie qui saisit et remplir progressivement l'histoire dont l'intensité ne fait que croître au fil des pages.

COIN BD.COM

http://www.coinbd.com/bd/serie/avis-de-membre/1725/2765/la-java-des-gaspards.html


JAVA DES GASPARDS (LA)
TOME 2 - LA ROSE NOIRE


Victor Vanderbuch, commanditaire de l'assassinat de son associé, ne s'attendait pas à l'attitude de maître chanteur de son comptable Beluchon, au courant de ses malversations, lui qui d'habitude a toujours été si discret, docile et professionnel...

Cette ombre au tableau de sa tranquillité s'est vue doublée par un autre problème : Nini (la fille de l'accordéoniste aveugle) et son copain sont allés voir Rose et le commissaire pour leur dire que c'est Omer qui a tué, et non Mimile !
Sbuoro

En prenant ce tome 2 de La java des Gaspards, on repart pour un voyage dans le Paris de Pierre Guilmard, un Paris dont le cœur bat au rythme de la haute et des bas-fonds. Les personnages que l'on a appris à connaître dans le tome 1 n'ont rien perdu de leur caractère ni de leur langage si exotique ! S'ajoutent même quelques larrons de plus à cette foire si haute en couleur.

Le lecteur qui n'aura pas été trop surpris (dans le mauvais sens du terme) par le premier album, qui n'aura pas été trop choqué ou agacé par les dialogues poussés à l'extrême sera ravi de plonger dans cette suite burlesque et cruelle et de savoir que 'aventure ne s'arrête pas là (enfin, pas pour tout le monde...)

A noter : initialement parue en novembre 1990 sous ce titre "La Rose noire", cette BD a revu le jour en mai 2001 sous le nouveau titre (rimant toujours) : "Le décoltoir".
Sbuoro


(03 Décembre 2006)
© GUILMARD/VENTS D'OUEST
isbn : 2869671253

http://www.sceneario.com/bd_6465_java_des_gaspards_(la).html#



TARTARIN DE TARASCON

ADONIS
Septembre 2007
COLLECTION : Romans de toujours
/Adaptation /Classique Dessinateur Pierre GUILMARD
Scénaristes Pierre GUILMARDAlphonse DAUDET
Coloriste Pierre GUILMARD


Dans son village de Tarascon, tout le monde s'extasie devant Tartarin. C'est lui le meilleur tireur à la carabine, c'est lui le plus érudit... Mais jamais Tartarin n'a quitté sa maison, malgré de nombreuses occasions qu'il a annulées pour de bêtes questions de confort : il est si bien chez lui qu'il a du mal à envisager de partir vers l'inconnu.

Un jour, un cirque s'installe sur la place du village. Dans la ménagerie se trouve un lion de l'Atlas. N'en ayant jamais vu, Tartarin va aller observer la bête et se mettre en tête d'aller dans l'Atlas à la chasse au lion. Il le raconte à qui veut bien l'entendre, mais les villageois ne le connaissent que trop : il ne bougera pas de chez lui !

Cette réputation commençant à lui peser, Tartarin va prendre sur lui et partir. Pour de bon, cette fois ! Il prendra le train pour Marseille puis le bateau pour Alger avant de s'enfoncer - en se forçant un peu, la vie en ville peut être si douce - dans le désert du Sahara, prêt à en découdre avec les lions qui oseront croiser son chemin...

Sbuoro


Tartarin de Tarascon est une BD de très bonne qualité, tant au niveau de l'adaptation de l'œuvre d'Alphonse Daudet que du dessin. Une occasion de (re)découvrir ce grand classique, aussi !

C'est un des quatre premiers albums d'une énorme série (50 tomes déjà prévus à ce jour !) appelée Romans de Toujours et visant à dépoussiérer, grâce au 9ème art, de nombreux titres de la littérature.

En plus de la BD, on trouve un cahier d'une quinzaine de pages replaçant l'œuvre dans son contexte historique et revenant sur l'auteur. On trouve également un CD-Rom comprenant le texte original intégral de l'œuvre en .pdf ainsi que des fichiers audio permettant d'écouter l'histoire. Un véritable travail patrimonial qu'il convient d'applaudir !

Vous vous régalerez à découvrir cette version de Tartarin et de voir ce héros à l'accent chantant aussi haut en couleurs qu'il est bonhomme et naïf ! Un véritable moment de plaisir ! Vous vous énerverez peut-être aussi en grands connaisseurs animaliers que vous êtes et aurez envie soit de dire à Daudet qu'un chameau se trouve plutôt en Asie Centrale qu'au Maghreb, soit de dire au dessinateur qu'un chameau a deux bosses, et un dromadaire, qu'une ! M'enfin ! ;-)

Lecture ultra-conseillée : n'ayez pas peur de vous instruire tout en vous amusant, et n'hésitez pas à prendre connaissance du catalogue de cette nouvelle collection Romans de Toujours !

Plus d'informations sur : www.romans-de-toujours.com
Notez qu'en plus, ce projet est "solidaire" (pour 2 BD achetées, une est donnée par l'éditeur à une - parmi deux - organisations, dont l'UNESCO) et que l'impression est faite sur papier recyclé.

Sbuoro
(08 Octobre 2007)
© DAUDET/GUILMARD/ADONIS
isbn : 9789953493039

http://www.sceneario.com/bd_8350_tartarin_de_tarascon.html#



Tartarin de Tarascon

d'après Alphonse Daudet

Scénario et dessins : Pierre Guilmard
Couleurs : Louisa Djouadi

Adonis, collection Romans de toujours

À la chasse au lion...

Retrouver la faconde méditerranéenne et l’esprit d’Alphonse Daudet, tel est le pari réussi de Pierre Guilmard avec cette seconde adaptation BD de Tartarin de Tarascon. Signe de la collection Romans de toujours, le volume comprend des annexes sur le conteur d’histoire, la France de Napoléon III et un CD-Rom incluant le texte complet du roman et le livre audio lu par Yvan Verschueren.

L’album traduit les mésaventures de Tartarin de son village méridional vers l’Algérie. L’homme doué d’une grande imagination jouit à Tarascon d’une réputation d’aventurier basée sur ses seuls récits. Jusqu’au jour où il se décide à relever le défi qu’il s’est mis en tête de relever : tuer un lion de l’Atlas ! Une épreuve cocasse et ironique pour faire face à la triste réalité…

Pierre Guilmard retrouve le style burlesque et haut en couleur des Farfelingues qu’il a dessiné sur un scénario de Régis Loisel chez Vents d’Ouest. Pas de doute, il était l’homme rêvé pour ce projet. Il n’en est pas à sa première puisqu’il a récemment adapté deux romans de Jules Verne : De la terre à la lune et Autour de la lune.

Un beau voyage dans la drôlerie joyeuse et féroce.

Manuel F. Picaud

http://bd75011.blogspot.com/2007/10/alphonse-daudet-en-bd-un-autre-voyage.html


Tartarin de Tarascon (tome one-shot) Publié le 21/11/2007

Série : Tartarin de Tarascon

Auteur : Alphonse Daudet

Date de sortie : 26/09/2007

Éditeur : Adonis

Collection : Romans de Toujours

Lien spécifique : http://www.romans-de-toujours....
Dessins : Pierre Guilmard
Livre audio lu par : Yvan Verschueren

Tartarin de Tarascon, personnage méridional haut en couleur dont la réputation de héros local repose essentiellement sur des récits d’aventures,plus ou moins imaginaires. Il puise son inspiration affabulatrice dans la lecture romancée de chasses extraordinaires. De l’imaginaire aux actes, il y a un grand pas qu’il se refuse obstinément à franchir. Or, un concours de circonstances le pousse, bien malgré, à franchir ce pas décisif… Celui de partir en Algérie chasser le grand lion de l’Atlas ! Hélas, la chasse aux lions tant rêvée dans son fauteuil tarasconnais s’avère, sur place, infiniment plus aléatoire. De plus, une superbe mauresque, avec la complicité douteuse d’un pseudo Prince Monténégrin, vient perturber le cœur du héros… L’aventure algérienne se conclura par l’abattage d’un pauvre vieux lion aveugle, dont la pitoyable dépouille permettra à Tartarin de faire un triomphal retour dans sa bonne ville de Tarascon. (Deux romans font suite à ce récit : « TARTARIN SUR LES ALPES » et « PORT-TARASCON ».)


J'ai lu cette oeuvre il y a fort longtemps mais ce qui m'a choqué de suite, c'est que Pierre Guilmard a dessiné notre héros tel que je me l'imaginait. On retrouve parfaitement l'ambiance de Tarascon comme décrite dans le livre. Alphonse Daudet peut être fier de Pierre, car je pense qu'il a réussi à donner vie à la vision qu'avait l'auteur en écrivant cet ouvrage.

Je serais très content si Pierre Guilmard dessiné également les deux suites de Tartarin, suite que je ne connaissais pas et dont j'ai appris l'existence grâce au cahier à la fin de cet album. Le roman audio est raconté par Yvan Verschueren qui a vraiment une voix parfaite pour raconter cette histoire!

Alors vous êtes prêt pour l'aventure à Tarascon, con!...


Tryak

http://www.graphivore.be/critiques.php?serie=1185


 






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